La démographie baisse puisque les gens n’ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le nôtre, les transgressions se compliquent ou s’effacent et je m’emmerde. Le vocabulaire covidien qu’on nous a (...)
Je suis maladroite. Je m’emmêle toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-là… Gestes précis, rapides. Je suis prête en un clin d’oeil. Je devance ton désir. Je te surprends. Tu ne t’y attendais pas et je suis déjà à te claquer (...)
J’habite un immeuble ancien joliment restauré dans le cinquième. Ce n’est pas haussmannien. C’est élégant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue à ma cousine qui fait des études d’architecture et qui, pour compléter sa formation, est partie au Canada (...)
Mathilde finit tranquillement son petit déjeuner, parcours les grands titres de la presse et reste un moment rêveuse devant la danse des flocons de neige qui finissent par fondre sur la fenêtre. Elle se lève et se tourne vers Aspen. Suis-moi dans (...)
Il est tard, je l’attends depuis déjà un moment. Les rideaux fermés, une seule petite lumière allumée, je ne vois pas grand chose. Je suis sur le lit, les yeux grands ouverts et j’entends la porte grincer. Il est là, il est enfin là. Je le regarde (...)
Il faisait chaud (la boite est assez écolo pour ne pas avoir d’air conditionné ?) et je m’ennuyais au bureau. Les open-spaces étaient vides ou presque, étage après étage. Mon regard allait de la fenêtre à l’écran de mon ordinateur sans s’arrêter nulle (...)
La boîte aux lettres s’ouvrait d’une pichenette. Une enveloppe tomba à mes pieds, une enveloppe à fenêtre : le directeur général de la société Joli-cœur m’écrivait personnellement. Afin de me prouver son attachement, il m’offrait pour la bagatelle de cent (...)